Le nationalisme est le romantisme du 21e siècle.

Beaucoup de nos adversaires moraux et politiques clament que nous sommes le camp de la haine, de la guerre, de la violence… Mais ces derniers semblent oublier que l’amour est au centre de nos motivations et de nos revendications. C’est, en effet, l’amour de notre partie, des nôtres, de nos familles, de nos villes et villages qui nous inspire et qui nous mène à combattre avec ardeur ceux qui veulent détruire nos valeurs.

Toutefois, l’amour et les sentiments au centre de tout n’est pas le seul trait commun que le nationalisme du troisième millénaire partage avec les valeurs romantiques des siècles passés.

En effet, chaque début de siècle est propice à l’émergence d’un romantisme car comme l’aube l’est au jour, la naissance à l’homme et le sacre à un souverain, le début de chaque siècle constitue un commencement et délivre une promesse de renouveau à toute une civilisation. C’est au début du 19e siècle qu’a véritablement éclaté au grand jour le romantisme sous l’impulsion de Chateaubriand, Musset ou encore Lamartine aux lendemains d’une révolution sanglante et d’un empire avorté, il s’agissait alors de tout reconstruire. Cela coïncidant avec le commencement d’un siècle ouvrait alors un large champ de perspective dans l’imaginaire brûlant des intellectuels de l’époque car nulle situation n’est plus propice au romantisme que le néant.

Au 20e siècle, c’est presque à la même période que naquit alors, sur les ruines laissées par une guerre fratricide sans précédent, un romantisme nouveau que la victoire de l’autre camp, quelques années plus tard, finira par effacer des mémoires collectives. C’était alors le temps du romantisme politique et militant porté par des esprits brillants comme Lucien Rebatet ou Robert Brasilliach dont le destin tragique se conforme parfaitement aux traits de ce courant. Perdu et enfermé entre deux évènements majeurs de l’Histoire, l’Entre-deux-guerres n’est plus que jamais représentatif de cette idéologie romantique, un combat vigoureux, héroïque motivé par les vertus de la paix et de l’amour mais dont l’issu est bien trop souvent tragique.

Ainsi, à l’image des deux siècles précédents, le 21e siècle constitue une nouvelle période de romantisme, du moins politique, en Europe. Car il est impossible de voir à cette montée du conservatisme et du nationalisme un autre aspect que la naissance d’un nouveau romantisme. L’amour porté aux siens, le rejet du monde moderne, l’exaltation du « moi » et du « nous », au sens national, au profit d’une idéologie collectiviste et globaliste de plus en plus rejetée et encore une nostalgie certaine… Comme le romantisme du 19e siècle exécrait les valeurs des Lumières, comme celui du 20e exécrait celles de la vieille bourgeoisie libérale, notre nouveau romantisme exècre les valeurs dévastatrices du cosmopolitisme et de la mondialisation et mène un nouveau combat.

Notre jeunesse rejette de plus en plus, et de tout son cœur, ce nouveau monde terne et uniforme que nous propose les élites politiques et s’est mis alors en quête d’une virilité et d’une ardeur retrouvées. De partout cette reconnexion à la nature et aux valeurs essentielles, quand bien même elle paraît encore inconsciente et dépolitisée pour certain, est l’indicateur clair d’un retour du courant romantique en Europe qui se manifeste par le rejet du monde moderne et par la renaissance de sentiments oubliés comme celui de l’amour sincère porté à sa partie.

Trop souvent donné perdu d’avance – c’est ce qui fait d’ailleurs son incommensurable beauté – le romantisme doit cette fois faire triompher ses valeurs, il en va de la survie de notre civilisation. Continuons notre combat et, malgré les élucubrations de nos ennemis que l’histoire à toujours montrer bien plus haineux et plus intolérants que quiconque, ne rougissons jamais devant ce que nous sommes, nous, nationalistes : des soldats de la paix et de l’amour avant tout, un brin nostalgique, un brin rêveur peut-être mais à la recherche d’un monde beau, idéal et réel pour nos semblables que nous sommes certains de finir par trouver, en somme, des romantiques…

Illustration : C.D. Friedrich, Der Wanderer über dem Nebelmeer, 1818

RH12

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