Il y a 50 ans: 1968.

Mai de l’année qui commence verra le cinquantième anniversaire de la révolte gauchiste d’une partie de la jeunesse – en particulier estudiantine – de Paris, révolte qui finit par s’étendre à de (trop) nombreux coins de l’Occident.

Pour notre pays, 1968 vit aussi le retrait de la première initiative populaire contre la surpopulation étrangère, qui ne passa donc pas par les urnes. Il faudra attendre 1970 pour que le peuple suisse se prononce sur la question et refuse à un score de 54% la première initiative dite « Schwarzenbach », du nom du conseiller national qui la lança.

1968, 1970… Etait-ce encore trop tôt pour lancer de telles initiatives ? La population étrangère à majorité italienne résidant à l’époque dans notre pays n’était-elle pas vouée à repartir (du fait du statut de saisonnier) ou à s’intégrer véritablement ? Schwarzenbach, ses amis et ses prédécesseurs auraient-ils eu raison trop tôt, pressentant la catastrophe ?

Quoi qu’il en soit, cette question de la surpopulation étrangère n’allait plus quitter notre pays, l’empoisonnant de plus en plus.

De leur côté, les étudiants de mai 68 devinrent au cours des décennies suivantes les élites de plus en plus puissantes de l’Occident. De ce fait, ils convainquirent une grande partie de chaque population d’adopter leurs idées insensées et marginalisèrent tous ceux qui pensaient autrement, les cataloguant au mieux comme des xénophobes stupides et peureux et au pire comme de dangereux nazis.

Quoi que l’on puisse penser des initiatives suisses contre la surpopulation étrangère, force est de constater que leurs refus a rendu le sujet de l’Überfremdung pour le moins polémique dans notre patrie.

En effet, bien qu’une grande partie du peuple helvétique perçoit (encore) le problème ou une partie de ce dernier, le reste de nos compatriotes a totalement été conquis par la propagande adverse et sert de réservoir à idiots utiles débitant sornette sur sornette dans les cafés ou sur les réseaux sociaux.

Pauvre Suisse ! Que diraient donc nos fiers ancêtres qui sûrement, du haut des cieux, nous voient être tombés si bas ?

RH 73

Articles similaires :