Communiqué de l’Active Club Romandia
Nous vous transmettons ci-dessous un communiqué de l’Active Club Romandia :
L’Active Club Romandia était présent à la manifestation du 21 février à Lyon en hommage à Quentin, nous tenterons ici de vous partager notre journée et de vous faire part de nos impressions.
Il aurait été tôt pour un gauchiste ce matin là. L’ambiance n’était pas à la fête comme souvent lors de nos excursions et tous autour de moi semblaient pensifs et déterminés à prendre part à cette démonstration légitime de notre colère.
Après quelques heures de bouchons, où nous apercevions de plus en plus de plaques étrangères à la région au fur et à mesure que nous approchions Lugdunum; la pluie et la fatigue firent place au soleil et à une terrasse remplie des nôtres.
De tous émanait la bienveillance et cette puissance calme qui nous submerge avant de grands moments.
Après une brève redécouverte de la gastronomie lyonnaise, nous nous mîmes en route pour le rassemblement en vue de débuter le cortège.
Un détour, une tentative d’interview, et deux rames de métro plus tard, notre petit groupe, isolé malgré les mises en garde des organisateurs, déambulait entre la populace « hétéroclite » et arriva, sans encombres bien entendu, au point de rendez-vous.
Une partie d’entre nous s’était, entre temps, rendue à l’église où le chapelet a été prié pour Quentin. L’homélie de Mr. l’abbé était très touchante, empreinte de compassion et de justesse.
La métaphore de l’état coupable et déresponsabilisé, personnifié sous les traits de Ponce Pilate, instrument réclamant la tête de ceux qui osent leur faire face, nous a beaucoup parlé.
Nous fûmes aussi surpris de la protection du lieu par un dispositif policier important, avant de nous en remémorer les raisons
Nous étions donc, à présent, prêts et rassemblés.
Après avoir discerné et salué des yeux connus sous les capuches nous échangeâmes avec des familles rencontrées à l’église et suite à la minute de silence et un discours des amis de Quentin, le départ fût donné.
Beaucoup de jeunes, relativement à l’âge, pas à leur provenance du Jeunistan, côtoyaient des gens de tous âges et de toute extraction sociale, la foule mélangée avançait d’un pas décidé et bientôt les slogans se firent entendre.
Nous chantions puis nous taisions, déterminés et scandant lorsque les mines commençaient à tomber, en communion à d’autres moments, comme lorsque les provocations commencèrent à fuser.
Les réponses furent des Marseillaises que nous ne nous permîmes pas d’entonner même si nous la connaissons, à présent, sûrement tous par cœur.
Le trajet empruntant des zones apparemment acquises au camp des assassins, nous dûmes faire preuve de vigilance, pour nous, ainsi que ceux nous entourant, suite à des insultes suivies de jets de projectiles depuis les fenêtres de certains bâtiments.
Malgré l’identification de la provenance de certains d’entre eux, la porte du bâtiment grande ouverte, et un trou opportun dans le cordon policier, nous choisîmes de ne pas salir l’esprit de cette journée avec les glaires et le sang de quelque pseudo nervi certainement impotent une fois sa sécurité fantasmée mise à mal.
Un moment de tension plus perceptible fût celui de notre face-à-face avec un groupe d’allogènes dont un, armé d’un cutter, vint au contact alors que son ami convulsait/dansait traditionnellement sur le rythme de nos « justice pour Quentin ! » en guise de provocation.
Chose que nous ne pouvions malheureusement pas, comme le reste, laisser passer… La police fit son travail et la commémoration reprit.
Vous connaissez sûrement la suite…
Une grande banderole noire siglée du Chrisme cerclé de lauriers, bordant un « ADIEU CAMARADE ».
Les torches craquées, et un bref silence.
Résonna alors la voix de ses frères qui entonnèrent en cœur « La Ligue Noire », chant que j’invite chacun d’entre vous à écouter solennellement au moins une fois.
C’était triste… Mais c’était Beau putain.
La colère était retombée, elle avait fait place à un vide, comme un soulagement qui n’avait aucune raison d’être… Nous nous dirigeâmes d’où nous étions venus, discutant avec les nouveaux amis que nous avons à présent la chance de considérer comme tels et la journée se termina doucement.
À quoi bon évoquer le traitement médiatique et les répercussions nulles proportionnellement à l’international.
À quoi bon vous rappeler que l’on y vit personne d’important du vénéré RN, que la police s’est comportée exemplairement, que les Antifas semblaient n’être qu’une rumeur, que Némésis étaient fidèles à elles-mêmes…
Ce que nous aimerions que chacun retienne c’est qu’un Homme est mort pour défendre ses idées, tes idées, nos idées, nos valeurs.
Soyez tous témoins de son courage, de son abnégation et de sa détermination.
Qu’il vous inspire et vous instruise, car il n’était pas le plus fort, le plus remarquable ou le plus exubérant.
Il était ce qu’il a fallut lorsqu’il l’a fallut, il a pris une décision que nous respectons tous, car nous avons la mesure des risques encourus et des sacrifices parfois exigés.
Et c’est pour l’honorer que nous nous jurons aujourd’hui de ne jamais laisser l’un des nôtres derrière et de devenir plus forts, pas pour nous même, mais pour celui qui se tient à nos côtés, et qu’il fasse de même, sinon nous tomberons tous…
Camarade Quentin repose-toi, nous répondons, à présent, « PRÉSENT ! » pour toi.
Et nous ne te pleurons pas, nous te saluons.
À Dieu.
Vous qui me lisez :
Merci, tout d’abord, de votre fidélité et de votre soutien à l’Active Club Romandia.
Nous tenons à rappeler solennellement, à tous, que comme les montagnes qui nous entourent, nous ne tomberons jamais et nous nous efforcerons de protéger ce qui mérite de l’être. C’est là le seul but de notre association.
Nos actions se concrétisent, leurs aboutissements aussi et vous êtes toujours plus nombreux à voir la vérité au travers des attaques mensongères des médias.
Si vous hésitiez, voyez par vous même, il est temps de faire bloc, un Whitebloc.
Rejoignez nous ! Soyez Actifs !
Active Club Romandia





