Il est temps de renouveler le système politique !

De plus en plus de gens ne se retrouvent pas dans la politique actuelle. Ils ne se reconnaissent ni dans les valeurs de la gauche, ni dans celles de la droite. Les politiciens semblent entourés d’une sphère d’élitisme, et celle-ci s’éloigne de plus en plus. Il n’est dès lors plus possible de continuer à définir les partis suivant une simple échelle gauche-droite.

Historiquement, ce clivage est né en France après la révolution de 1789. Lors de la première assemblée nationale, les partis de la noblesse et du clergé, partisans du véto royal, se rangèrent à droite du président de l’assemblée, prônant les valeurs d’autorité, d’identité nationale, d’ordre, de sécurité et de conservatisme. Les opposants, majoritairement le tiers-état, se retrouvèrent à gauche, derrière les idées de progrès, d’égalité, de solidarité et d’insoumission. Déjà à cette époque, les intérêts du peuple et des ‘’élites’’ divergeaient pas mal. La gauche s’occuperait des classes inférieures, et la droite plutôt de la haute société.

Les années passent, la noblesse disparaît (et pas seulement dans les titres), et aujourd’hui l’opposition serait toujours là : d’un côté nous avons la droite, représentant les patrons, les conservateurs et les riches, et de l’autre la gauche, avec les travailleurs, les progressistes et les plus démunis.

Mais nous ne sommes pas dans un monde manichéen, et la réalité est beaucoup plus tordue que ça. Ce clivage était représentatif au niveau local ou national mais avec la mondialisation, les horizons politiques se sont eux aussi élargis – en bien ou en mal – et cette séparation seule n’est plus suffisante (en France par exemple, le Front National est classé à l’extrême-droite de l’échiquier alors que son programme économique le propulserait plutôt vers la gauche. Où est donc la logique de ce classement ?).

La gauche est désormais infectée par la bien-pensance, résolument tournée vers l’étranger, et la droite est corrompue jusqu’à l’os par les lobbyistes internationaux, assurant ainsi que de tous bords les élus mènent en fait un combat semblable (peut-être même inconsciemment) avec pour seule différence les moyens utilisés. Tous contribuent à l’affaiblissement de notre peuple et de notre indépendance, et continuer sur cette voie nous mènera tôt ou tard à notre perte à tous.

Il est aujourd’hui nécessaire d’avoir une vision nouvelle des positions politiques. En plus de cette opposition gauche/droite, les partis doivent être classés selon leurs accointances mondialistes. Le principe de base d’un politicien devrait être le bien-être de ses concitoyens, ce n’est qu’avec cet idée en tête que l’on peut se rendre compte de la véritable absence de soutiens populistes (dans le bon sens du terme) à tous les niveaux, et qu’on comprend mieux pourquoi le peuple se sent délaissé.

Prenons le paysage politique suisse. TOUS les grands partis sans exception ont des pratiques mondialistes et en contradictions avec leurs principes. Plus ou moins importantes, elles aggravent la rupture de confiance que nous connaissons aujourd’hui :

 

  • Les socialistes prétendent défendre l’ouvrier et lutter pour une société plus juste, noble combat ! Logiquement, on pourrait s’attendre à ce qu’ils se montrent protectionnistes, et défenseur de la priorité nationale. Et bien non. Quand on regarde réellement là où ils tentent de nous amener, on peut voir un peuple sans identité, sans but, un avenir où nous sommes tous ‘’citoyens du monde’’, et où bien sur le travailleur d’ici est confronté à une concurrence bien moins expectative quant aux conditions de travail, et en nombre tellement important que l’individu n’est plus crédité d’une quelconque valeur. Ils ne sont plus représentatifs que des bobos mielleux des quartiers bourgeois, des étudiants perdus, et des assistés de toute provenance.

 

  • L’UDC, parti à prétention agrarienne et patriotique à ses débuts, est devenu le chef-lieu des lobbyistes internationaux, et entre deux apéritifs dînatoires à Zurich ou Genève pour décider comment se remplir encore plus les poches sur le dos des moins bien lotis, on comprend bien que la plupart de ses membres n’ont plus de temps à consacrer aux agriculteurs et à la défense de nos traditions. Mais, me direz-vous, ce sont les seuls à encore lutter contre une immigration massive et pour une conservation de la culture Suisse… Ah bon ? je ne vois pas vraiment où est la cohérence entre une politique qui se veut populiste et une initiative ‘’anti-immigration de masse’’ qui donne le pouvoir des vannes aux seuls intérêts économiques des multinationales, les entreprises pouvant ainsi pratiquer le dumping salarial très facilement. Leur positionnement du côté patriotique étant quand même beaucoup plus prononcé que celui de leurs adversaires, c’est malheureusement à l’heure actuelle le moins mauvais choix dans les grands partis.

 

  • Les Verts… Quelle énorme blague ! Quand on parle d’écologie, de bétonnage et de surconsommation, problèmes bien réels, ça saute aux yeux que le facteur principal est la surpopulation. Mais non, pour ce parti, la défense de l’étranger, la bonne conscience des bobos des villes, et les non-sens sont apparemment plus importants que la préservation des paysages et des autochtones. Heureusement que la vision d’une Suisse autonome des points de vue énergétiques et alimentaires habite encore certains de leurs membres. Et le fait de devoir compter sur un parti en particulier pour les questions écologiques, alors que ça devrait être un dogme pour tous citoyen responsable, quelle honte !

 

  • Le PLR. Déjà au premier regard, l’appellation ‘‘libéral-radical’’ devrait faire craindre le pire, et se rend compte que c’est exactement le cas. Regardons d’un peu plus près les valeurs dont ils se revendiquent (source : leur site web). La liberté personnelle : c’est la base de l’épanouissement personnel. La responsabilité, il est logique que l’une ne va pas sans l’autre. La dignité de l’homme : comme pour les socialistes, on ne peut que dire bravo. Performance et succès dans l’économie : l’esprit d’initiative et la création sont nécessaires pour la survie de la communauté. Fédéralisme : le stade ultime de la démocratie, que des avantages. Avec un tel programme, comment ce parti a-t-il donc pu tomber si bas ? Et bien la seule liberté qu’ils appliquent est celle de pouvoir tout faire, afin d’industrialiser et d’agrandir tout et (surtout) n’importe quoi le plus rapidement possible. Le libéralisme extrême qu’ils promeuvent n’est rien d’autre que l’assurance de voir toutes leurs valeurs jetées aux oubliettes pour ne pas compromettre la grande course au capitalisme américain. Ne voient-ils pas que ce modèle de société est voué à l’échec ?

 

  • Le PDC. Girouette centriste en perte de vitesse, le parti est contraint de se tourner vers les électeurs les plus malléables : les personnes voulant se donner bonne conscience. Étant donné que ces temps, dans notre société ‘’moderne’’, la cause la plus morale est l’aide aux victimes des méchants pays occidentaux, il n’y a plus qu’à retourner la charité chrétienne en un tonitruant ‘’les autres avant les nôtres’’, et nous avons là la ligne directrice des têtes pensantes de ce (bientôt) micro-parti.

 

On va s’arrêter la pour l’instant, car le développement de ces pensées demanderait une collection d’ouvrages.

Si certains adhérents de partis politiques ne se reconnaissent pas dans leurs descriptions respectives, c’est le moment pour eux de jeter un coup d’œil du côté du programme politique de Résistance Helvétique, ils s’y retrouveront sûrement ! Et les nouvelles idées sont également les bienvenues.

Quand on regarde ces résumés, qui se veulent bien entendu légèrement caricaturaux, il faut bien avouer qu’il y a un problème quelque part. Comment peut-on penser résoudre les problèmes du monde entier sans se préoccuper d’abord du bien-être de sa propre population ? Comme le dit le proverbe, charité bien ordonnée commence par soi-même.

Mais il faut être optimiste dans la vie, et voir les bons côtés. Ce qui a fait la Suisse, c’est le mélange de toutes ces volontés, issues d’horizons différents : les acquis sociaux, garantis au peuple par le PS, la résistance à l’emprise européenne qui a conduit les pays occidentaux sous une domination allemande totale (on dirait qu’ils aiment ça finalement…) nous vient de l’UDC, les verts, malgré toutes leurs contradictions, arrivent quand même de temps en temps à protéger le terroir et à freiner les envies sur-consuméristes de certains, le PLR a créé un compromis citoyen bienvenu entre une gauche et une droite irréconciliable, et le PDC n’est sûrement pas innocent dans le fait que les Suisses ont su garder une certaine éducation morale, et se montrer ouvert quand la situation géopolitique du XXe siècle l’a exigé.

Il y a donc du bon à droite et à gauche. Dès lors, pourquoi ne pas rassembler toutes ces valeurs dans un grand mouvement de résistance au nouvel ordre mondial ? Il est désormais temps de donner un grand coup de pied dans la fourmilière politique suisse, et l’helvétisme que nous revendiquons est le seul moyen de garantir que chacun y trouve son compte ! La solution n’est plus dans la lutte des classes, mais dans leur réconciliation autour d’un sentiment patriotique profond !

RH 63

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