Jeunesse suisse en naufrage.

« Le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 15-29 ans, selon Stop Suicide. L’association lance jeudi en Suisse romande la 11e édition de sa campagne de prévention du suicide des jeunes.

Ce fléau a déjà détruit bien des familles qui ne se doutaient de rien avant que le funeste événement ne se présente à eux. Rien qu’en 2014 on compte environ une centaine de cas. Le pire avec cette situation, c’est que bien souvent la famille et les amis du disparu sont consumés par une profonde douleur à laquelle s’ajoutent des remords qui les hantent de nuits en nuits et ils cessent alors de vivre leur vie. Ce genre de scénario conduit malheureusement à d’avantages de suicides.

« Plusieurs événements ponctueront la campagne. Le 10 septembre, lors de la Journée mondiale de prévention du suicide, le Jet d’eau de Genève sera illuminé en rouge. Spectacles et concerts créés par des jeunes sont prévus. Des manifestations similaires se tiendront à Lausanne le 15 septembre et à Neuchâtel le 6 octobre. »

Journée mondiale de l’esclavage, des réfugiés, du suicide…, il semble que la stratégie des dirigeants actuels pour combattre les problèmes de notre siècle soit d’organiser des événements à foison. Divertir au lieu d’agir ou comme cela a été dit à l’époque romaine : du pain et des jeux.
Le suicide est un grave problème qui trouve bien souvent ses racines dans le fait que l’individu ne se sente pas à sa place dans un cadre donné. Cela peut être l’environnement familial, amical, scolaire voire sociétal.

Or, s’il est un fait que tout un chacun ait pu constater dans le monde d’aujourd’hui, c’est l’incapacité du capitalisme (ou devrions-nous dire consumérisme) à apporter le bonheur aux Hommes. En effet, la superficialité, le matérialisme et le manque de spiritualité sont devenus des piliers vitaux de cette société qui est la nôtre. Il ne fait aucun mystère en ces conditions qu’un nombre croissant de personnes se sentent en désaccord avec ce monde du 21ème siècle et qu’ils refusent de jouer la partition de la vie jusqu’à la fin.

S’il est une chose que l’histoire nous a apprise, c’est que lorsque des jeunes ont une raison de vivre assez forte et qu’ils portent en eux la flamme d’un idéal, jamais ils ne se résoudront à une fin précipitée.

A nous donc de raviver le feu qui couve dans notre jeunesse !

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