Genève : poisson pourri et petites menaces.

Ils ont les clés, ils font ce qu’ils veulent et en plus ils ont les mains dans la caisse. On ose le rapprochement avec un emploi dans le privé, un employé qui se gave et risque d’envoyer une petite entreprise en faillite… On se doit quand-même de le serrer au plus vite et le licencier au plus vite, non ? Bon, les magistrats à Genève ont une autre logique que même la raison et le cœur ignorent. Les mains dans la caisse, ça se fait partout et ce n’est pas la première fois à travers l’histoire du genre humain et du fonctionnement de l’Etat, mais après, subtilement menacer pour faire taire, c’est une première dans le canton du bout du lac.

A Genève, nous avons un gouvernement monochrome : rose ; les socialistes gouvernent cette ville, PDC et PLR compris. Même… la droite est rose ? Le petit Guillaume donne dans le sociétal en soutenant le « mariage pour tous », on savait que le PDC était un parti de queutards en grande forme et le PLR soit la droite acculturée (absence d’un quelconque référant, auteur ou autre mais bien en phase avec la gauche dite économique) qui n’arrive même plus à « défendre » l’économie. Touche finale : le Grand Conseil vote un budget « consensuel », même la « PLR » Nathalie Fontanet le défend. Pas de bagarres pour Noël !
Il s’agit d’esprit de Noël et des quelques bûches distribuées par nos exemplaires gouvernants dont il s’agit.

Le poisson pourrit par la tête et comme le mauvais exemple vient d’en haut, notre gouvernement de petits gauchistes distribue aussi les coups à ceux qui leur demandent des comptes. Le conseil administratif commence par tenter de saboter les investigations de la Cour des comptes en leur bloquant physiquement les accès aux dossiers, un peu d’intimidation ça ne peut pas faire de mal. Mais si la tête du poisson est pourrie, alors le reste du corps ne doit pas sentir mieux, alors on nous en remet une couche avec Véronique Pürro ; de là à dire que la gauche genevoise est un banc de poiss… de copains, il n’y a qu’un coup de nageoires.

Déjà en 2013, la presse titrait des soupçons quant à la nomination de Véronique Pürro à la direction des Bibliothèques municipales genevoises, un candidat ayant été dégagé par le copain de parti/banc Sami Kanaan ayant allongé une nageoire. Elle aussi s’est faite serrer avec la main dans le pot (la carte de crédit, véritable baguette magique démultiplicatrice de richesse) Véro déclare qu’elle n’a aucune dette (correction elle n’en a plus, elle a tout remboursé) et qu’elle a juste été « stupide ». Sami Kanaan, droit dans ses courtes bottes, viendra rappeler dans la Tribune de Genève du mardi 11 décembre que « théoriquement, la transmission d’un rapport confidentiel, c’est un délit pénal ».

Décidément, à gauche, on aime bien les paroles lourdes. On remet sur la table l’icône trash Valérie Garbani qui s’est plainte « d’avoir été victime d’un véritable feuilleton médiatique ». Feuilleton…tout-de-suite les grands mots, un vaudeville semble plus approprié. Comme par magie, nous la retrouvons à Genève avec une Sandrine Salerno, droite dans ses grandes bottes, nous dit qu’il n’y a aucun favoritisme. Valérie a même déclaré pour le site arcinfo le 5 juin 2012 qu’elle ne « se laisse plus faire » et s’est équipée d’un avocat qui distribue les mandales juridiques. Bon, tu nous dis que tu n’es plus une « personnalité publique » dans cette entrevue, mais on te voit encore dans la fonction publique à Genève…

Un peu plus « symbolique », l’expulsion de Laurent Leisi du Grand Conseil pour faute de gout vestimentaire (les écailles jaune vif, ça ne passe pas). Déjà expulsé du parti d’extrême gauche MCG pour déviationnisme, le conseil administratif le fait sortir par la police municipale parce qu’ivre. Imaginez si en plus il avait fait chauffer une carte de crédit de l’aquarium de l’Etat de Genève. Un peu d’intimidation physique, ça se pratique aussi à Genève. Morale de l’histoire, comme a dit le conducator de Genève Sami court-sur-pattes Kanaan dans Le Temps le 6 décembre 2018 : « S’il faut une sanction, ce sont les élections ». En attendant, on distribue quelques claques au peuple pour lui intimer le silence. On n’a même pas laissé Madoff faire ça. Ah oui, il travaillait dans le privé, c’est moins bien défendu.

RH 50

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